Afin de mieux expliquer le fonctionnement concret du système Fog Cannon®, nous rapportons ci-après l’histoire de quelques cas.

 CAVE PEDOGNA
 
Dans la région historique de la Toscane, où se dressent des cités célèbres telles que Florence, Sienne et Pise, se trouve une carrière qui travaille 300 jours par an et extrait des matériaux d’une colline, en bénéficiant d’une concession du gouvernement italien.
Cette carrière a deux problèmes liés à la poussière:
  1. la poussière soulevée par la déflagration des charges de dynamites;
  2. la poussière soulevée par le vent, qui frappe la partie antérieure de la carrière.
Pour résoudre ces deux problèmes, nous avons été contactés par le propriétaire de la carrière, M. Lumini, qui nous a demandé de procéder à un test à l’aide d’un appareil FC100, pour vérifier l’efficacité de notre équipe.
L’alternative proposée par les autorités locales était alors de faire passer le nombre de jours de travaux d’excavation de 300 à 200 par an. Ce qui entraînerait un grave préjudice économique pour la carrière, qui devrait réduire ses profits d’au moins un tiers.
Nous avons tout de suite compris la gravité du problème et les difficultés liés à l’extension de la superficie de la carrière, qui mesure 6 km de long.
Afin de déterminer les dimensions du distributeur à monter sur le FogCannon®, nous avons tout d’abord analysé la composition granulométrique de la poussière électronique présente dans la carrière, qui varie de 0 à 90 microns. Ceci parce que les microgouttes du micro-brouillard doivent avoir la même taille que les particules de poussière avec lesquelles elles entrent en contact.
En d’autre termes, il existe le rapport suivant: la mesure de la goutte du micro-brouillard doit être égale, au moment de l’impact, à la mesure du grain de poussière émise.
Il convient d’observer que la poussière reste en suspension parce que le mouvement de turbulence de l’air est capable de s’opposer à l’attraction de la gravité s’exerçant sur chaque microparticule; pour cette raison, il faut que les microparticules de poussière constituent des agrégations ayant une masse suffisante pour pouvoir tomber par terre.
Ceci est possible grâce au contact avec les microgouttes du microbrouillard, qui entourent les particules de poussière en favorisant leur agrégation avec les autres particules.
En effet, si la taille (et la masse) des microgouttes étaient trop grandes, elles retomberaient inutilement sur le sol, sans capter la poussière; même chose si la taille des microgouttes était trop petite: dans ce cas également, la captation de la poussière serait impossible.
Afin d’obtenir la mesure qui convenait pour les microgouttes, nous devions évaluer un autre facteur non moins significatif, lié à la position et à l’exposition de la carrière: l’évaporation.
Effectivement, l’évaporation de l’eau réduit notablement la masse des microparticules de brouillard durant leur trajet du FC jusqu’au point d’impact; pour cette raison, nous avions besoin de produire des microparticules qui seraient plus larges de 25% au point de départ, à savoir le nébulisateur du FC.
Nous avons compris que nous avions besoin d’une douzaine de FC ayant un jet minimal de 200 mètres, pour couvrir convenablement la superficie de la carrière en partant du haut.
Quelle que soit la vitesse, sur toute la longueur du jet, nous n’avons constaté aucune altération dans la taille ou dans la densité des microgouttes du microbrouillard.
Aussitôt que nous avons été certains du résultat du test avec le FC100, nous avons immédiatement commencé à concevoir le FC200, lequel possède les caractéristiques que nous expliquerons plus loin.
En effet, dès que le FC100 d’essai a été monté in situ, le propriétaire, M. Lumini, nous a demandé de le laisser là jusqu’à l’arrivé des FC200, qu’il avait déjà commandés sur place 10 minutes après la démonstration du FC100.
Étant donné que la carrière utilise des charges de dynamite, l’on ne pouvait pas se servir d’un FC200 électrique: il fallait donc mettre au point un système actionné par un moteur diesel.
Le FC200 est construit de manière à être attelé à une structure rigide aisément transportable.
Les caractéristiques de la machine sont les suivantes: un moteur diesel Caterpillar 420 kW, construit avec un réservoir spécial, provenant directement de Peoria, dans l’Illinois (États-Unis); ainsi qu’une hélice de 2600 mm, dotée de neuf pales tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.
La construction du FC 2000, telle qu’elle est décrite ici, a duré six mois.
Lorsque la machine a été mise en marche pour la première fois, il est clairement apparu à tout le monde que sa puissance, en l’état, était capable de modifier les conditions climatiques locales: une fois installée au sommet de la colline, elle a été en mesure de faire pleuvoir, bien que l’on fût en plein été, avec des température élevées.
Grâce à l’expérience que nous avons acquise avec cette machine particulière, nous pouvons décrire comment l’on a réussi à résoudre concrètement les problèmes pour lesquels elle avait été projetée et construite:
  1. L’abattage de la poussière, après que l’on ait fait exploser les charges de dynamite.
  2. L’abattage de la poussière le long du vaste front de taille de la carrière.
Dans le premier cas, le FC 200 est resté allumé pendant 25 minutes au moins avant l’explosion de la charge, puis on l’a laissé en service pendant toute la durée de l’explosion et au cours des 25 minutes suivantes.
Cette stratégie s’est avérée payante: en effet, il était souvent arrivé, auparavant, que la poussière produite par les explosions soit en partie happée par le FC 200 et qu’en un instant, elle mette son propulseur hors service.
En laissant le FC allumé avant, pendant et après l’explosion, le résultat a été doublement efficace dans tous les sens et toutes les directions.
Avant toute, parce qu’il a suffi d’allumer le FC200 pendant une heure toutes les 6 heures de travaux d’excavation dans le front de taille de la carrière: en pratique, une ou deux fois par jour.
En second lieu, étant donné que le microbrouillard a été produit en utilisant uniquement de l’eau filtrée, il n’y a pas eu besoin d’interrompre les opérations d’extraction.
Notre client s’est montré résolument satisfait de notre opération: au cours des six dernières années, il nous a commandé six nouveau FC200, soit un par an.
 
En dernier lieu, mais non des moindres, une importante quantité d’eau a pu être économisée grâce aux FC.
Dans la carrière en question, où l’on utilisait précédemment neuf asperseurs dont chacun consommait 156.000 litres par heure – soit une consommation totale de près de 1.386.000 litres par heure (pour de faibles rendements dans la réduction de la poussière) –, chaque FC 200 consomme aujourd’hui 60.000 litres par heure; à savoir 360.000 litres par heure, lorsque l’équipement aura été complété par l’ensemble des six FC200 ayant été commandés, pour un abattage effectif de la poussière de l’ordre de 80%.
 
 
FONDERIE LUCCHINI
 
L’établissement des FONDERIE LUCCHINI de Trieste se trouve face au port donnant sur la mer Adriatique: c’est là d’un choix logistique dicté par la nécessité de faciliter le déchargement des matières brutes nécessaires aux opérations de la fonderie, telles que le charbon, les minerais ferreux, le coke de pétrole…
Ce complexe industriel a vu le jour en 1816; dès lors, au fil des ans, il a été constamment modernisé tout en restant le complexe le plus important non seulement dans le Nord-Est de l’Italie, mais encore pour les marchés autrichien, slovaque et tchèque.
Il s’agit donc d’une usine d’une importance stratégique pour l’économie de cette zone de l’Europe.
Les conditions climatiques de la ville de Trieste sont vraiment difficiles, car le vent soufflant de la mer vers la terre (appelé la Bora) atteint fréquemment 120 Km/h.
Dans ce dépôt, où les matières brutes s’entassent pour atteindre jusqu’à 20 mètres de hauteur, avec les côtés inclinés suivant leur forme naturelle ou en fonction de leur angle d’appui, l’administration de l’usine doit toujours faire face à deux types de problèmes:
  1. La pollution en direction de la ville de Trieste, qui se trouve derrière le port et pratiquement en contact avec les matière entreposées.
  2. La perte, sous forme de poussières, de plus de 35 tonnes de matières par an, qui ont été malgré tout payées par la fonderie à ses divers fournisseurs.
Pour tenter de résoudre ces problèmes, le chef de l’entreprise, M. Pizzoli, nous a contactés pour demander l’intervention de l’un de nos appareils d’essai, afin d’effectuer un test.
Le matin du test, le vent ne soufflait qu’à 30 km/h et le ciel était très clair.
En dépit de cela, du haut du dépôt, l’on pouvait distinguer à l’œil nu des nuages de poussières qui étaient soulevées par le vent selon un mouvement circulaire, avant d’être poussés au loin.
 
Dans ces conditions particulières, la suppression de la poussière peut être effectuée grâce à trois opérations différentes:
1) La première consiste dans la nébulisation, en utilisant une ligne de Fog Cannon® disposés, par rapport à la pile, du côté d’où vient le vent; il convient d’installer les FC à une certaine distance l’un de l’autre, distance que nous nommerons FCx (où “x” est la portée du FC, qui oscille entre 25/50/100/200 mètres), avec une élévation angulaire de 90° (c’est-à-dire vers le haut) et un jet synchronisé, comme s’il s’agissait d’énormes essuie-glace d’une hauteur égale à FCx.
Ce type d’action prévient effectivement la formation de poussières car il exploite le vent – la cause initiale du problème – en tant que “moyen de transport” pour le microbrouillard. Ce dernier se dépose sur les piles avec la même intensité que le vent et tire profit de l’hydrostaticité et de la loi de l’attraction des masses pour coller la poussière à celles-ci.
Cette action ne perd pas de son efficacité même si les microgouttes s’évaporent, car quoi qu’il en soit, la poussière tend à rester sur les piles.
2) La deuxième action possible consiste à prévenir, à la source même, la formation de la poussière: immédiatement après empilé les matières et avant que le vent puisse soulever les particules, il convient de nébuliser un microbrouillard additionné de 4-6 % de produit agglomérant.
La distribution du microbrouillard agglomérant + ECS 89 permet la formation d’une couverture superficielle sur les parois des piles, dont l’épaisseur peut varier de 50 à 500 mm.
Lorsque cette couverture sèche, elle devient une sorte de toit qui peut demeurer efficace pendant plus de 48 semaines, en fonction de l’intensité des pluies.
La surface est ainsi épaissie en raison du fait que le microbrouillard ne peut pas tomber en glissant le long de la paroi de la pile. En revanche, un simple asperseur, en rinçant les parois des piles à l’eau simple (qui tomberait en ruisselant sur le plancher), entraînerait la poussière au sol et ne ferait que déplacer le problème sans le résoudre.
3) La troisième action est utile en cas de récupération de la matière lorsque la pile est déplacée par des bulldozers ou à l’aide d’un portique roulant.

Dans ce cas spécifique, la poussière est émise par les parois des piles qui sont tournées vers l’intérieur, c’est-à-dire celles qui n’ont jamais été traitées auparavant.
Pour résoudre ce problème, deux FC (d’ordinaire, des FC25 ou des FC50) sont appliqués, soit l’un de chaque côté du convoyeur à bande, soit sur les deux côtés des faces de la pile dans le cas où l’on utilise un bulldozer.
De ce fait, dès que la poussière et commence à tourbillonner, les FC amalgament celle-ci à la matière.
 
Ces trois types d’intervention ont été exposés aux responsables des FONDERIE LUCCHINI avant le début du test.
 
Nous avons alors amené et installé les FC50 d’essai en position, tirés par un 4x4; nous avons ensuite pulvérisé sur la paroi des piles un mélange contenant de l’eau et 10% de substance agglomérante, car le vent avait soudain atteint une vitesse de plus de 100km/h.
 
Quand l’opération a été terminé, nous avons vérifié que le niveau de la couverture qui s’était formée était effectivement compris entre un minimum de 50mm et un maximum de 500mm.
Au cours des journées suivantes, le vent a soufflé avec une grande intensité, mais en dépit de cela, pas même un peu de poussière ne s’est envolé des piles.
Grâce à ce texte extrêmement convaincant, et pour notre plus grande satisfaction, M. Pizzoli a tout de suite demandé à son bureau des achats de commander plusieurs Fog Cannon®. 
Ce n’est pas un canon à neige,
, nous construisons des machines destinées aux applications industrielles lourdes.
,Breveté CEE.
European Patented